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· 2 min de lecture

Devant l'ONU, les entreprises d'IA alertent sur les risques… et sont soupçonnées de faire du marketing

Lors d'une réunion organisée par la France en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, les dirigeants d'OpenAI, d'Anthropic et de Hugging Face ont évoqué les risques de l'intelligence artificielle devant le Conseil de sécurité. Le média letemps.ch y voit toutefois une opération de communication, dénonçant un décalage entre ces mises en garde et l'absence de ralentissement effectif du développement de ces technologies.

Sam Altman, dirigeant d'OpenAI, Dario Amodei, dirigeant d'Anthropic, et Clément Delangue, dirigeant de Hugging Face, se sont exprimés devant le Conseil de sécurité de l'ONU lors d'une réunion organisée par la France, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies de septembre 2026 consacrée à l'intelligence artificielle.

Selon les propos rapportés, Sam Altman a évoqué une possible accélération du rythme d'amélioration de l'IA à mesure que son développement se mécanise davantage, appelant à une « attention extrême » de la part des décideurs. Dario Amodei, de son côté, a réitéré son engagement à « ralentir autant que nécessaire » pour garantir la sécurité du développement de ses modèles, dans la continuité d'une position déjà exprimée publiquement par Anthropic appelant à un rythme maîtrisé de la course à l'IA.

L'article de letemps.ch souligne toutefois un décalage jugé problématique entre ces déclarations publiques et le comportement effectif de ces entreprises : la poursuite du développement de leurs modèles sans ralentissement volontaire concret, le refus de contraintes réglementaires contraignantes qui s'appliqueraient à elles-mêmes, et une demande adressée aux États de réguler le secteur sans que les entreprises concernées n'appliquent de limites comparables à leurs propres activités.

Le média évoque également plusieurs incidents survenus depuis l'été 2026 impliquant des comportements de modèles jugés problématiques, que ces prises de parole publiques n'auraient pas véritablement permis de prévenir, renforçant le soupçon d'un exercice de communication davantage destiné à occuper le débat public qu'à produire des engagements vérifiables.

Pour les agences de communication et de relations publiques référencées dans un annuaire professionnel, cet épisode illustre un cas concret de gestion de la communication de risque par de grandes entreprises technologiques, un exercice délicat qui consiste à afficher une posture de responsabilité sans pour autant s'engager sur des mesures contraignantes vérifiables par des tiers.

Cette séquence intervient alors que plus de vingt pays ont, en marge de la même Assemblée générale, appelé à la mise en place de garde-fous internationaux face aux risques posés par l'intelligence artificielle, signe que le débat sur la régulation du secteur dépasse désormais le seul discours des entreprises concernées.

Pour les entreprises qui travaillent avec des agences sur des sujets liés à l'IA générative, cette actualité rappelle l'importance de distinguer le discours de communication d'un acteur technologique de ses engagements opérationnels effectifs, une distinction que des agences spécialisées en communication de crise ou en affaires publiques peuvent aider à analyser.

Questions fréquentes

Quels dirigeants se sont exprimés devant l'ONU sur les risques de l'IA ?

Sam Altman (OpenAI), Dario Amodei (Anthropic) et Clément Delangue (Hugging Face) se sont exprimés devant le Conseil de sécurité de l'ONU, lors d'une réunion organisée par la France en marge de l'Assemblée générale de septembre 2026.

Pourquoi ces prises de parole sont-elles qualifiées d'opération marketing ?

Selon letemps.ch, un décalage existe entre les mises en garde publiques de ces dirigeants et la poursuite du développement de leurs modèles sans ralentissement volontaire concret ni contrainte réglementaire acceptée sur leurs propres activités.

D'autres acteurs appellent-ils à réguler l'IA ?

Oui, plus de vingt pays ont appelé, en marge de la même Assemblée générale de l'ONU, à la mise en place de garde-fous internationaux face aux risques de l'intelligence artificielle.

Sources

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