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· 2 min de lecture

Guide Action cœur de ville 2 de l'ANCT : ce que la commande publique locale change pour le choix d'une agence

L'Agence nationale de la cohésion des territoires a publié un guide consacré à la deuxième phase du programme Action cœur de ville, selon la dépêche relayée en mars 2026. Ces programmes s'accompagnent d'un volet communication presque toujours confié à des prestataires extérieurs.

Selon la dépêche, l'ANCT a mis en ligne un guide consacré à Action cœur de ville 2, deuxième phase d'un programme de revitalisation des centres-villes. L'extrait disponible n'en détaille pas le contenu.

Ce type de publication intéresse indirectement le marché des agences. Un programme de revitalisation produit des besoins de communication : concertation, information de chantier, valorisation du commerce local, identité visuelle, plateforme numérique dédiée, signalétique. Ces prestations sont rarement réalisées en interne par une ville moyenne.

Le premier point de vigilance est réglementaire. Au-delà des seuils applicables, l'achat de prestations de communication relève de la commande publique : publicité, mise en concurrence, critères pondérés annoncés à l'avance. Une agence n'ayant jamais répondu à un marché public découvrira le mémoire technique et les formulaires de candidature en même temps que votre consultation.

Les compétences à vérifier dépassent la création graphique. Un dispositif de concertation demande des méthodes d'animation et de restitution. Un site public relève des obligations d'accessibilité numérique applicables au secteur public, ce qui suppose de tenir un niveau de conformité, pas seulement de livrer une maquette. Les données des participants relèvent du RGPD.

En brief, quelques questions trient rapidement les candidatures. Sur quels programmes territoriaux comparables l'agence est-elle intervenue, avec quels interlocuteurs vérifiables ? Qui produira les livrables, en interne ou en sous-traitance ? Comment le calendrier de communication s'articule-t-il avec celui, souvent glissant, des travaux ?

Trois points contractuels reviennent en litige. La cession de droits : une identité de projet est réutilisée plusieurs années sur des supports non prévus, ce qui suppose une cession large, écrite et chiffrée. La propriété des actifs numériques : domaine, hébergement et accès administrateur doivent rester détenus par la collectivité. La maintenance, enfin, qui relève d'un forfait distinct.

Dernier réflexe : demander des références vérifiables plutôt que des logos. Un nom d'interlocuteur, une année, un livrable identifiable et l'autorisation de le contacter valent davantage qu'une page de portfolio.

Questions fréquentes

Une agence doit-elle être spécialisée pour répondre à un marché public de communication ?

Non, aucune spécialisation n'est exigée. Mais l'expérience des procédures compte : dossier de candidature, mémoire technique, respect des délais. Une agence novice est plus exposée au rejet formel de son offre.

Comment évaluer une agence sur un projet de concertation citoyenne ?

Demandez les méthodes d'animation, les formats de restitution, le nombre de participants atteints sur des missions comparables et le traitement réservé aux contributions, y compris sur le plan des données personnelles.

Qui doit détenir le nom de domaine d'un site de projet urbain ?

La collectivité ou l'entité maître d'ouvrage, jamais l'agence. Le contrat doit prévoir la titularité du domaine, l'accès à l'hébergement et la remise des identifiants administrateur.

Sources

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