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Industrie pharmaceutique : l’encadrement des « like » des salariés sur les réseaux sociaux
Selon L’Usine Nouvelle, des entreprises de l’industrie pharmaceutique restreignent la possibilité pour leurs salariés d’aimer des publications sur les réseaux sociaux, en raison du risque de sanction pesant sur l’employeur. Cette pratique illustre l’application d’un cadre publicitaire spécifique aux dispositifs de prise de parole des collaborateurs.
Le média usinenouvelle.com rapporte que des salariés de l’industrie pharmaceutique se voient privés de la possibilité de cliquer sur « j’aime » sur les réseaux sociaux, en raison du risque de sanction pesant sur leur entreprise. Les consignes internes exactes et les sociétés concernées ne sont pas détaillées publiquement.
La publicité relative aux médicaments est encadrée en France par le code de la santé publique. Elle est interdite auprès du public pour les médicaments soumis à prescription obligatoire, et les autres communications répondent à des règles de contenu contrôlées par l’ANSM, quel que soit le support utilisé.
Dans ce contexte, un « like » émanant d’un salarié identifiable comme tel peut être analysé comme une forme d’amplification d’un contenu et soulever une question de qualification. C’est cette incertitude, plus que l’interaction elle-même, qui conduit certaines organisations à adopter des consignes restrictives.
Pour les agences, tout dispositif reposant sur la prise de parole des collaborateurs, souvent désigné par l’expression employee advocacy, doit être conçu différemment dans les secteurs encadrés. Les kits de contenus prêts à partager et les mécaniques d’incitation à l’engagement interne n’y sont pas transposables tels quels.
Cela suppose un circuit de validation associant les équipes juridiques et affaires réglementaires, une charte d’usage distinguant prises de parole personnelles et professionnelles, des contenus rédigés pour être conformes en l’état, et un archivage permettant de reconstituer ce qui a été publié et à quelle date.
Pour une entreprise du secteur, l’expérience des environnements réglementés devient un critère de sélection à part entière : références sectorielles, connaissance des règles applicables, organisation des validations, délais associés et manière dont l’agence documente ses choix éditoriaux.
Ces contraintes allongent les délais de production et réduisent la réactivité face à l’actualité. Les mentionner dès le cahier des charges évite de comparer des offres construites sur des hypothèses de production différentes. La même logique s’observe dans d’autres secteurs encadrés.
Questions fréquentes
Un « like » peut-il constituer une publicité ?
La qualification dépend du contexte, du contenu concerné et de l’identification de l’auteur. C’est cette incertitude qui conduit certaines entreprises de secteurs encadrés à limiter ces interactions, selon le média cité.
Quelles agences sont adaptées aux secteurs réglementés ?
Celles qui disposent de références sectorielles, d’un circuit de validation formalisé avec les équipes juridiques et réglementaires, et d’un archivage des publications diffusées.
Faut-il renoncer à l’employee advocacy dans la santé ?
Pas nécessairement, mais le dispositif doit reposer sur des contenus validés en amont, une charte d’usage claire et un périmètre d’interactions défini par l’entreprise.
Sources
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