· 2 min de lecture
Les réseaux sociaux ne sont plus sociaux : ce que cela change pour les entreprises
Selon une tribune publiée par Les Affaires, les plateformes sociales auraient abandonné leur logique de connexion interpersonnelle au profit de la captation de l'attention via des algorithmes de recommandation. L'auteur invite les entreprises à privilégier la crédibilité et la confiance plutôt que la simple portée de leurs publications.
Dans une tribune publiée par Les Affaires, Nicolas Bon, fondateur de l'agence Clark Influence, soutient que les plateformes sociales ont progressivement délaissé leur mission originelle de connexion entre utilisateurs pour privilégier la captation de l'attention. Le tournant se serait opéré avec le succès du format de recommandation popularisé par TikTok, où l'algorithme prime désormais sur le réseau personnel de l'utilisateur.
L'auteur cite une donnée marquante : 55 % des utilisateurs publieraient moins de contenu qu'il y a cinq ans. Ce recul du partage personnel accompagne l'adoption, par Instagram, Facebook, LinkedIn et YouTube, d'une logique de découverte de contenu personnalisée plutôt que d'un flux organisé autour du réseau social de chacun.
Ce changement s'accompagne d'un paradoxe lié à l'essor de l'intelligence artificielle générative : la production massive de contenus automatisés entraîne une saturation informationnelle qui complique à la fois la capture de l'attention des audiences et, plus encore, la construction d'une relation de confiance durable avec elles.
Face à ce contexte, la tribune formule plusieurs recommandations pour les entreprises. La première consiste à privilégier la crédibilité au volume de publication, en passant d'une logique de portée maximale à une démarche d'authenticité assumée dans les prises de parole de marque.
La deuxième recommandation porte sur la valorisation des relations dans la durée : les campagnes les plus performantes seraient celles qui mettent en avant une expérience personnelle vécue ou une prise de position claire, plutôt qu'un message publicitaire générique.
La troisième piste consiste à collaborer avec des créateurs de contenu déjà établis et disposant d'une audience de confiance, plutôt que de multiplier la production de contenus automatisés en interne, jugée moins efficace dans un environnement saturé.
Enfin, l'auteur insiste sur le fait que la confiance devient un actif stratégique à part entière, à mesure que le contenu lui-même tend à devenir une commodité produite en masse grâce à l'IA générative. Pour les agences de communication et de marketing digital, ce constat implique de revoir les indicateurs de succès des stratégies sociales, en s'éloignant des seules métriques de portée pour valoriser l'engagement qualitatif et la crédibilité des prises de parole.
Questions fréquentes
Quel est l'argument central de la tribune de Nicolas Bon ?
Les plateformes sociales privilégieraient désormais la captation de l'attention via des algorithmes de recommandation plutôt que la connexion interpersonnelle, ce qui doit conduire les entreprises à revoir leur approche.
Quel chiffre est cité concernant la publication de contenu personnel ?
55 % des utilisateurs publieraient moins de contenu qu'il y a cinq ans, selon la tribune.
Que recommande l'auteur aux entreprises ?
Privilégier la crédibilité à la portée, valoriser les relations dans la durée, collaborer avec des créateurs établis et traiter la confiance comme un actif stratégique face à la saturation de contenu générée par l'IA.
Sources
Besoin d'une agence sur ce sujet ?
Comparer les agences