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Orange et des adtechs françaises réclament plus de 300 millions d'euros à Google
Selon AlloForfait, Orange s'est joint à d'autres acteurs français de l'adtech pour attaquer Google, avec des demandes dépassant 300 millions d'euros. Contrairement aux condamnations déjà prononcées au profit d'éditeurs, il s'agit ici d'une action en cours, portée par des fournisseurs de technologies publicitaires.
Le site AlloForfait a rapporté en juin 2026 qu'Orange attaque Google aux côtés d'autres entreprises françaises du secteur des technologies publicitaires, pour un montant total réclamé supérieur à 300 millions d'euros. À ce stade, il s'agit d'une action engagée, non d'une condamnation : l'issue et le calendrier de la procédure restent incertains.
Cette initiative se distingue des contentieux portés par les médias et éditeurs, qui ont déjà abouti à plusieurs condamnations de Google en France. Ici, ce sont des acteurs de l'offre technologique, ceux qui fournissent les outils d'achat, de vente ou de mesure publicitaire, qui estiment avoir été pénalisés par les pratiques du groupe américain sur ce marché.
Le contexte général est documenté : l'Autorité de la concurrence a sanctionné Google en 2021 pour avoir favorisé ses propres services de publicité en ligne, et les autorités européennes et américaines mènent leurs propres procédures sur la position de Google dans l'adtech. Les actions indemnitaires privées prolongent souvent ces décisions publiques.
Pour une entreprise qui investit en publicité digitale, cette actualité éclaire un point souvent invisible : derrière chaque campagne programmatique, une chaîne d'intermédiaires techniques se partage le budget. La santé et la diversité de cet écosystème conditionnent les prix, la qualité de mesure et les alternatives disponibles.
L'existence d'adtechs françaises et européennes qui contestent la position de Google rappelle qu'il existe des solutions alternatives sur des maillons comme la vente d'espaces, la mesure ou le ciblage. Une agence média compétente doit pouvoir présenter ces options et expliquer ses choix d'outils, plutôt que de reconduire par défaut une pile technologique unique.
Lors d'un appel d'offres ou d'un audit d'agence, quelques questions simples permettent d'y voir clair : quels outils sont utilisés à chaque étape, lesquels appartiennent à Google ou à d'autres acteurs, quels sont les coûts associés, et quelles alternatives ont été évaluées. La réponse en dit long sur l'indépendance du conseil.
Enfin, la prudence s'impose sur l'issue de cette procédure : les montants réclamés ne préjugent pas des sommes éventuellement accordées. Mais la multiplication des fronts judiciaires autour de la publicité en ligne confirme que ce marché est en recomposition, ce que les annonceurs ont intérêt à suivre avec leurs agences.
Questions fréquentes
Google a-t-il été condamné dans cette affaire Orange et adtechs ?
Non. Selon AlloForfait, il s'agit d'une action en justice engagée, avec plus de 300 millions d'euros réclamés. Aucune condamnation n'est acquise à ce stade et l'issue de la procédure reste incertaine.
Qu'est-ce qu'une adtech ?
Une entreprise qui fournit des technologies pour la publicité en ligne : plateformes d'achat ou de vente d'espaces, outils de ciblage, de mesure ou d'optimisation. Elles s'intercalent entre annonceurs et éditeurs.
Faut-il en tenir compte dans le choix d'une agence média ?
Indirectement, oui. Ce contentieux rappelle l'intérêt de travailler avec une agence transparente sur les outils qu'elle utilise et capable de proposer des alternatives aux solutions d'un seul fournisseur.
Sources
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