Aller au contenu

Offre de lancement — les 500 premières agences référencées gratuitement ! Plus que quelques places ! J’en profite →

· 2 min de lecture

Réseaux sociaux et moins de 13 ans : ce que la proposition implique

Selon la dépêche de L'Agefi, une interdiction d'accès aux réseaux sociaux pour les moins de 13 ans est proposée au niveau européen. Il s'agit d'une proposition, non d'un texte applicable, mais elle invite à mesurer la sensibilité d'un dispositif social media à ce type d'évolution.

Selon la dépêche publiée par L'Agefi, Ursula von der Leyen a proposé une interdiction de l'accès aux réseaux sociaux pour les moins de 13 ans dans l'Union européenne. Il s'agit à ce stade d'une proposition : aucun texte de ce type n'est en vigueur, et le détail du dispositif envisagé n'est pas public ici.

Une proposition annoncée au niveau européen n'a pas d'effet immédiat. Elle supposerait un texte, des négociations entre institutions, puis des modalités d'application nationales. Les délais, le périmètre des services concernés et les éventuels mécanismes de vérification d'âge resteraient à définir, sans que ces éléments soient connus à ce stade.

Pour une entreprise qui construit une stratégie social media, l'intérêt n'est pas d'anticiper un calendrier incertain, mais de mesurer sa propre sensibilité à ce type d'évolution. Une marque dont l'audience se concentre sur les tranches d'âge les plus jeunes n'a pas la même exposition qu'une marque adressant des acheteurs adultes.

La question peut être posée directement aux agences consultées : comment est documentée la composition d'âge des audiences travaillées, quelles sources sont utilisées pour l'établir, et quelles alternatives seraient proposées si une plateforme restreignait l'accès à une partie de ces audiences. La réponse renseigne sur la robustesse du plan.

La dépendance à une plateforme unique reste le principal facteur de fragilité. Un dispositif reposant sur un seul réseau concentre le risque réglementaire, mais aussi le risque d'un changement d'algorithme ou de conditions d'utilisation. Répartir la présence et constituer une base de contacts détenue en propre demeurent des réponses de bon sens.

Sur le plan contractuel, deux clauses méritent attention dans un accompagnement social media : la possibilité de réviser le périmètre en cas d'évolution réglementaire ou de modification des conditions d'une plateforme, et la répartition des responsabilités si un contenu ou un ciblage devenait non conforme en cours de contrat.

La production de contenus est également concernée. Des formats conçus pour un public très jeune, des collaborations avec des créateurs dont l'audience est majoritairement mineure, ou des mécaniques de jeu concours engageant des participants sans capacité juridique appellent une vérification juridique, indépendamment du sort de la proposition évoquée.

Ce sujet illustre enfin l'intérêt d'une veille partagée entre l'annonceur et son agence. Une note périodique sur les évolutions applicables, même brève, vaut mieux qu'une réaction improvisée au moment où un texte est adopté. Ce point peut figurer parmi les livrables attendus d'un contrat d'accompagnement.

Questions fréquentes

L'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 13 ans est-elle en vigueur ?

Non. Selon la dépêche, il s'agit d'une proposition formulée au niveau européen, qui devrait suivre un parcours législatif avant toute application.

Faut-il modifier une stratégie social media dès maintenant ?

Rien n'impose de changement immédiat. Il est en revanche utile de documenter la composition d'âge des audiences et de réduire la dépendance à une plateforme unique.

Quelle clause prévoir avec une agence social media ?

Une clause de révision du périmètre en cas d'évolution réglementaire ou de changement des conditions d'une plateforme, avec une répartition claire des responsabilités.

Sources

Besoin d'une agence sur ce sujet ?

Comparer les agences

← Toute la veille