Aller au contenu

Offre de lancement — les 500 premières agences référencées gratuitement ! Plus que quelques places ! J’en profite →

· 3 min de lecture

Salariés ambassadeurs sur Instagram et TikTok : les garde-fous à exiger d'une agence

Un article de nvo.fr décrit des entreprises qui incitent leurs salariés à se mettre en scène sur Instagram ou TikTok. Pour un annonceur, ces programmes engagent le droit du travail, le droit à l'image et la responsabilité de l'employeur, ce qui modifie les compétences à exiger d'une agence.

L'article publié par nvo.fr rapporte des situations dans lesquelles des entreprises encouragent, voire poussent, leurs salariés à produire des contenus les mettant en scène sur Instagram ou TikTok. Le témoignage repris en titre évoque une expérience vécue comme déconcertante. L'extrait disponible ne fournit pas de données chiffrées sur l'ampleur du phénomène.

Ces dispositifs, souvent désignés sous le terme de programmes ambassadeurs ou d'employee advocacy, se sont diffusés parce qu'ils répondent à un problème réel : la portée organique des pages de marque est faible, et les contenus portés par des personnes obtiennent généralement une meilleure exposition. Le raisonnement marketing est cohérent. Les implications juridiques et sociales le sont moins souvent.

Le premier point de vigilance porte sur le caractère volontaire de la participation. Un salarié ne peut être contraint de figurer dans une communication de marque : la cession du droit à l'image suppose un accord exprès, écrit, délimité dans son objet, sa durée et ses supports. Une agence qui propose un programme ambassadeurs sans évoquer ce point traite un sujet de droit du travail comme un simple sujet de contenu.

Le deuxième porte sur le temps consacré à ces contenus. Si la production a lieu pendant le temps de travail ou sur demande de l'employeur, elle relève de l'activité professionnelle, avec les conséquences habituelles en matière d'organisation et de responsabilité. Si elle a lieu en dehors, la frontière avec la vie privée du salarié devient sensible. Ce point doit être arbitré par l'entreprise, pas par l'agence.

Le troisième concerne la transparence commerciale. Lorsqu'un contenu promeut les produits ou services de l'employeur, le lien entre l'auteur et la marque doit être identifiable par le public. Les règles françaises applicables à la communication d'influence imposent cette lisibilité, et une agence sérieuse fournit des mentions types ainsi qu'un protocole de contrôle a posteriori.

En brief, plusieurs questions permettent de départager rapidement les candidats. Comment recueillez-vous et archivez-vous les autorisations d'image ? Que se passe-t-il lorsqu'un salarié quitte l'entreprise et souhaite le retrait de contenus existants ? Qui modère les commentaires reçus par un salarié exposé publiquement ? Comment est traité le cas d'un contenu qui déclenche une polémique ?

Sur le plan contractuel, prévoyez la propriété et la durée d'exploitation des contenus, une procédure de retrait à première demande du salarié concerné, la répartition des responsabilités en cas de manquement aux règles de transparence, et une clause d'accompagnement en cas de crise. Le coût de ces garanties est faible comparé au risque social qu'un programme mal cadré fait peser sur l'entreprise.

Enfin, la comparaison entre agences gagne à intégrer un critère rarement formalisé : la capacité à dire non. Une agence qui vous alerte lorsqu'un dispositif ambassadeurs devient contraignant pour les équipes protège votre marque employeur, alors qu'un prestataire qui optimise uniquement le volume de contenus produits vous expose.

Questions fréquentes

Peut-on demander à un salarié d'apparaître dans les contenus sociaux de l'entreprise ?

La participation doit rester volontaire et faire l'objet d'une autorisation écrite d'utilisation de l'image, précisant les supports, la durée et le périmètre de diffusion.

Faut-il indiquer que l'auteur est salarié de la marque ?

Oui lorsque le contenu a une visée promotionnelle. Le lien entre l'auteur et l'entreprise doit être identifiable par le public, conformément aux règles applicables à la communication d'influence.

Que prévoir si un salarié quitte l'entreprise ?

Une procédure de retrait ou de dépublication des contenus le concernant, avec un délai de traitement défini au contrat avec l'agence.

Sources

Besoin d'une agence sur ce sujet ?

Comparer les agences

← Toute la veille